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Analyse du fonds Fukuinkan-shoten du Centre national de la littérature pour la jeunesse

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Description

Le mensuel Kodomo no tomo (« L'Ami des enfants »), fondé en 1956 par l'éditeur Fukuinkan-Shoten, proposait dès l'année de son lancement une histoire par numéro, chaque scène étant soigneusement illustrée par un artiste, et se voulait être une lecture de l'adulte pour l'enfant.

Les auteurs recherchaient avant toute chose le partage d'une émotion commune, une ligne éditoriale qui est conservée depuis plus de 60 ans par la maison d'édition. Le lectorat-cible va des enfants préscolarisés jusqu'aux lycéens et les périodiques et albums publiés par Fukuinkan-Shoten sont souvent exploités par les crèches, les maternelles et les écoles au Japon.
Des albums tels que Hajime no otsukai ou des contes comme Majo no takkyūbin font aujourd'hui partie du répertoire commun de la littérature de l'enfance et de la jeunesse au Japon, ayant depuis fait l'objet d'adaptations cinématographiques ou à la télévision. Mais Fukuinkan-Shoten a aussi permis de faire connaître des chefs-d'oeuvres étrangers tels que Peter Rabbit ou My Father's Dragon de Ruth Stiles Gannett, sous le titre Erumā no bōken (« L'aventure d'Elmer »).
Parmi les 2 000 titres japonais disponibles dans le fonds international du Centre national de la littérature pour la jeunesse, 1500 ont été publiés par l'éditeur Fukuinkan-Shoten, dont une partie n'a pas encore fait l'objet de traitement et représente environ 500 volumes. Au travers de l'analyse de cette production, nous souhaiterions apporter un nouvel éclairage sur la littérature de l'enfance japonaise et mieux situer la place de l'éditeur Fukuinkan-Shoten dans le paysage éditorial japonais.
À l'origine simple librairie généraliste fondée en 1916 par un missionnaire canadien dans la ville de Kanazawa du département d'Ishikawa, Fukuinkan-Shoten fut après-guerre dirigée par des Japonais et cumula les activités d'édition. Cette dernière section fut déménagée à Tokyo en 1952 et lança la première publication de mensuels d'abord destinés aux mères (Haha no tomo) en 1953 puis aux enfants (Kodomo no tomo) en 1956.
Mais c'est surtout en 1963 que l'éditeur se consacra véritablement à la traduction et la publication de littérature de l'enfance et de la jeunesse tout en poursuivant ses activités de presse.
D'un autre côté, l'essor de la littérature de l'enfance et de la jeunesse moderne avait eu lieu au Japon au début de l'ère Meiji (1868-1912) avec le développement d'une presse enfantine variée, scène d'expression de grands poètes et romanciers tels que Mori Ōgai (1862-1922) ou Kōda Rohan (1867-1947) et une production littéraire qui se diversifia davantage au tournant du siècle, notamment grâce aux auteurs tel que Iwaya Sazanami (1870-1933). Beaucoup d'oeuvres de littérature étrangère furent également traduits dans ces mêmes périodes, d'abord sous forme relativement libre dans des adaptations, puis de façon plus fidèle et rigoureuse dans les années
1940. Les grandes maisons d'édition japonaises (Hakubunkan, Kōbunsha, Chūōkōron-shinsha, Chūō-shuppan entre autres) étaient depuis longtemps présentes sur le marché, et l'étude de ce fonds doit permettre de déterminer avec précision la stratégie éditoriale et les caractéristiques de la production offerte par l'éditeur Fukuinkan-Shoten par rapport à ses concurrents, et ainsi mieux comprendre les raisons de son succès.

Jeudi 12 décembre 2019

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