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Recensement et étude de la constitution des collections sur Mai 68 à la BnF

Les services BnF et leurs rôles Les acteurs BnF et leurs rôles

Description

Comment l’institution s’est-elle emparé de Mai 68 ?

La Bibliothèque nationale de France figure parmi les principales et la plus ancienne des institutions à accueillir les collections photographiques et elle joue un rôle moteur dans la centralisation du fait du dépôt légal. À ces deux raisons qui motivent le projet de recherche à la BnF, s’en ajoute une troisième : l’impact de ces événements dans l’histoire même de cette institution et de ses collections de photographies. 1968 est aussi un moment de bascule pour l’histoire des collections du département des Estampes et de la photographie de la Bibliothèque. Aux « Années fondatrices (1938-1968) » d’une « mise en œuvre de la première politique publique d’enrichissement photographique » sous la houlette de Jean Laran puis de Jean Prinet et Jean Adhémar, succèdent ses « Années fondamentales (1968-1996) » avec la nomination de Jean-Claude Lemagny comme responsable des collections de photographies au sein du département des Estampes (Véronique Figini-Veron, 2015). Ces politiques et l’histoire de la constitution des fonds de la BN génèrent une valeur artistique à la photographie, la détachant de son acception documentaire (Véronique Figini-Veron, 2013). Le processus de patrimonialisation et de valorisation culturelle et artistique de la photographie, engagé par ces hommes de bibliothèques concerne aussi la photographie de presse.
Explorer la façon dont la Bibliothèque s’est emparée de Mai 68 et le traitement réservé aux photographies de ces événements historiques par cette institution alors elle-même en plein processus de patrimonialisation de la photographie, relève de l’histoire culturelle. Et de poser la question de la place du corpus photographique de Mai 68 dans un mouvement plus vaste de valorisation de ce médium. Documenter la collecte des photographies de Mai 68 – en 1968 puis a posteriori au cours des bientôt cinquante années qui nous en séparent – rejoint l’élaboration culturelle dans le temps d’une image historicisée de Mai 68 et pose, in fine, la question de l’impact de ces fonctionnements – patrimoniaux – dans l’écriture (visuelle) des événements historiques.

Documents disponibles

Véronique Figini-Veron, « Les grands serviteurs de l’État et le patrimoine photographique. Les politiques culturelles pionnières à la Bibliothèque nationale (1938-1996) », actes de la Journée d’Études sur les « Faiseurs et passeurs de patrimoine. XIXe-XXIe siècles » organisé le 17 mai 2014 par le Centre d’Histoire culturelle des Sociétés contemporaines (CHCSC), Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, 2015 ; p. 50. [en ligne. URL : https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01218197/document]

Véronique Figini-Veron, « Le rôle pionnier de la Bibliothèque nationale dans la reconnaissance de la photographie comme œuvre. Le cabinet des Estampes, premier musée de la photographie en France ? », Revue de l’Art, septembre 2013, n°181/2013-3, p. 55-62.

Carnet de recherches en ligne d'Audrey Leblanc [En ligne. URL : http://clinoeil.hypotheses.org/]

Mercredi 10 mai 2017

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